Les toilettes sèches chez "Les canards sauvages"
Nous voulons plus d'eco-citoyenneté lors de notre festival annuel "le festival Ecolo'zik" et pour avancer dans ce sens, nous avons décider de concevoir et de fabriquer un modèle, unique en son genre, de toilettes sèches. En 2008 nous avions une cabine de toilette seche et cette année nous avons installé 9 toilettes et un spécial adapté aux personnes à mobilité réduite. Nous fournissons actuellement la prestation de location d'un tel mobilier, à destination des grands festivals français, des mairies et au près de tout évènements.

Les toilettes sèches enfin reconnues par la loi:
La loi reconnaît enfin l’existence des toilettes sèches. Un arrêté du 7 septembre 2009 portant sur l’assainissement non collectif autorise dans son article 17 l’installation de toilettes sèches.
Elles sont autorisées « à la condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle ni pollution des eaux superficielles ou souterraines ».
L’arrêté nous explique en conséquence ce qu’il faut entendre par « toilettes sèches » : « une cuve étanche recevant les fèces ou les urines (...) régulièrement vidée sur une aire étanche [un peu restrictif, ndlr] conçue de façon à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries. »
L’intérêt de ce texte est que les toilettes sèches passées et à venir ont désormais une existence réglementaire. Ce qui signifie aussi que l’État va venir y mettre son nez. Une circulaire ministérielle doit préciser ce que l’on peut et ne peut pas faire en la matière...
D’où la vigilance des associations qui craignent que ce prochain texte interdise, par exemple, les installations artisanales. cf. la maison écologique
Les toilettes sèches, en quelques points :
- Moins de gaspillage d’eau potable (14 m3 d’eau/ personne / an)
- Moins de pollution en amont donc moins d’eau à épurer
- L’enrichissement de la terre par la restitution d’un humus riche issu du compostage
- La prise en charge de ses déchets.
N'oubliez pas qu'en tirant la chasse d'eau, nous polluons singulièrement nos rivières en azote et en phosphore. Les stations d'épuration, équipements lourds et coûteux pour la collectivité, n'épurent pas ces éléments contenus dans nos déjections. Ils sont à l'origine de l'eutrophisation (croissance excessive des algues qui ne laissent plus d' oxygène pour les autres êtres vivants).
De plus, chaque fois que nous tirons la chasse d'eau, nous gaspillons 10 à 12 litres d'eau POTABLE.

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